À l’approche des élections municipales de mars 2026, une liste pas comme les autres émerge à Nice. Portée par des habitants ordinaires, des militants du quotidien, des professionnels, des étudiants et des retraités, Nice Démocratie Directe incarne une vision radicalement nouvelle de la politique locale : celle d’une démocratie où les citoyens ne se contentent plus de voter tous les six ans, mais décident réellement, ensemble, de l’avenir de leur ville.
Publication : 4 mars 2026
Un mouvement né du terrain, pas des partis
Dans la 5ᵉ ville de France, la politique municipale a longtemps été l’affaire de quelques professionnels, de partis bien établis, et de logiques d’appareil qui laissent peu de place à la voix des habitants. La liste Nice Démocratie Directe est née d’un constat simple et partagé par beaucoup : les Niçois méritent mieux qu’une démocratie réduite à un bulletin glissé dans une urne.
Le collectif, déjà actif dans la vie locale au travers des assemblées citoyennes de Nice, a décidé de franchir le cap électoral. Il ne s’agit pas d’un coup de communication, ni d’une énième tentative de récupérer une vague populaire. C’est un projet construit patiemment, de réunion en réunion, par des femmes et des hommes qui croient que la politique peut — et doit — être autrement.
La liste est 100 % citoyenne, sans étiquette partisane, sans financeurs occultes, sans appareil derrière elle. Chaque candidature doit être validée par l’assemblée citoyenne elle-même. Comme le souligne Sylvie Bonaldi, colistière et conseillère d’opposition : « La seule difficulté à ce stade, c’est que même si nous sommes motivés, la candidature doit être validée par l’assemblée citoyenne pour savoir si chacun figure sur la liste. »
Cette exigence de validation collective n’est pas une contrainte administrative : c’est un principe fondateur. Chaque élu issu de cette liste sera le porte-parole des citoyens, pas d’un parti ni d’une ambition personnelle.
Un collectif qui ressemble à Nice
L’une des grandes forces de Nice Démocratie Directe, c’est sa diversité assumée. Étudiants, retraités, professionnels de tous horizons, hommes et femmes : la liste cherche à refléter la réalité de la population niçoise, dans toute sa richesse et sa pluralité.
Ce n’est pas une liste de notables ni d’anciens élus qui se recycleraient sous un nouveau label. Ce sont des gens ordinaires — au meilleur sens du terme — qui décident de s’engager parce qu’ils savent que personne ne le fera à leur place. Sylvie Bonaldi l’explique avec franchise : « Au départ, peut-être le groupe, c’est plus de femmes, mais ce n’est pas une liste pour avoir un poste, on part de rien. »
Partir de rien, c’est aussi partir libre. Libre de proposer sans avoir à défendre des héritages encombrants. Libre de dire la vérité sans ménager des alliés embarrassants. Libre d’expérimenter sans avoir peur de déroger à une doctrine figée.
Cette liberté-là, Sylvie Bonaldi la connaît personnellement. Ancienne membre d’un groupe écologiste au sein du conseil municipal, elle a choisi de prendre son indépendance pour rejoindre ce collectif citoyen. « Si je n’avais pas pris mon indépendance du groupe des écologistes, j’aurais ma place sur leur liste très facilement. Mais j’ai voulu reprendre ma liberté d’expression », confie-t-elle. Une liberté d’expression qui, pour elle, vaut plus que la sécurité d’un siège garanti.
Un programme ancré dans le quotidien des Niçois
Nice Démocratie Directe ne se contente pas de beaux discours sur la participation citoyenne. Le programme est concret, ambitieux, et structuré autour de trois axes fondamentaux : la démocratie participative, la transparence budgétaire, et l’autonomie locale.
Remettre les citoyens au cœur des décisions
L’idée centrale est simple : les habitants de Nice ne doivent plus être de simples spectateurs de la vie municipale. Chaque quartier bénéficierait de conseils de quartier actifs, où les résidents pourraient co-décider des projets qui les concernent directement. Pour les décisions structurantes — celles qui engagent l’avenir de la ville sur des années — des référendums locaux et des votations consultatives seraient organisés, permettant à chacun de se prononcer en connaissance de cause.
Ce n’est pas de l’utopie. C’est ce que font déjà des villes en Europe et dans le monde, qui ont compris que la démocratie représentative, seule, ne suffit plus à répondre aux aspirations des citoyens du XXIᵉ siècle.
La transparence comme règle, pas comme exception
Combien coûte la communication institutionnelle de la ville ? À quoi servent les subventions accordées aux associations ? Comment sont prises les décisions sur les grands projets d’aménagement urbain ? Trop souvent, ces questions restent sans réponse claire pour les habitants. Nice Démocratie Directe entend mettre fin à cette opacité.
Le programme prévoit un accès ouvert aux informations budgétaires et un suivi transparent des dépenses de la commune. Les citoyens pourront consulter, questionner, interpeller. La transparence n’est pas ici une posture : c’est un outil de contrôle démocratique au service de tous.
Le logement et la mixité intergénérationnelle
Le logement est l’une des préoccupations majeures des Niçois. Les loyers ont explosé, les logements vacants se multiplient pendant que des familles peinent à se loger, et la mixité sociale recule dans de nombreux quartiers. Nice Démocratie Directe propose d’agir sur ces fronts avec des mesures concrètes : réhabilitation des logements vacants, projets participatifs pour favoriser la mixité intergénérationnelle, et encouragement des initiatives d’habitat partagé ou solidaire.
L’objectif est double : garantir à chaque Niçois un accès digne au logement, et recréer du lien entre les générations dans une ville qui vieillit et se fragmente.
Nourrir Nice autrement : l’agriculture locale et les circuits courts
L’autonomie alimentaire est un enjeu de souveraineté et de santé publique. Nice Démocratie Directe propose de tisser des partenariats directs entre les producteurs locaux et les cantines scolaires ou les entreprises de la ville. L’objectif est clair : rémunérer correctement les agriculteurs, préserver les sols, réduire les intermédiaires, et offrir aux enfants des écoles une alimentation saine et locale.
Les circuits courts ne sont pas une lubie de bobos : ce sont des leviers économiques et environnementaux qui bénéficient à tout le monde, des producteurs jusqu’aux assiettes.
Sécurité et police de proximité : réconcilier habitants et institutions
La question de l’insécurité est souvent instrumentalisée dans les campagnes électorales. Nice Démocratie Directe refuse de tomber dans ce piège. Le collectif propose une approche co-construite avec les habitants eux-mêmes : des plans d’action élaborés en concertation avec les riverains, une police de proximité qui connaît ses quartiers et ses habitants, et une logique de prévention autant que de répression.
La transparence sur les interventions et leurs résultats est également au programme. On ne peut pas demander aux citoyens de faire confiance à des institutions qui fonctionnent en huis clos.
Culture, transports et espaces publics : la ville à hauteur d’humain
La culture doit être accessible à tous les Niçois, pas seulement à ceux qui fréquentent les grandes institutions. Les transports doivent être pensés pour les vrais usages, pas pour les statistiques. Les espaces publics doivent être conçus et aménagés en consultation avec les habitants, pour répondre à leurs besoins réels de confort, de rencontre et de vie sociale.
Tout cela part d’une même conviction : une ville réussie est une ville où les citoyens se reconnaissent, parce qu’ils ont contribué à la façonner.
Alliances et second tour : l’intransigeance du principe
Dans une campagne municipale, la question du second tour et des alliances se pose toujours. Nice Démocratie Directe n’esquive pas le sujet. La position du collectif est à la fois ouverte et ferme.
Ouverte : au second tour, des discussions avec d’autres listes sont envisageables, y compris avec la gauche. Sylvie Bonaldi l’affirme clairement : « Au second tour, on pourra peut-être discuter avec la gauche si les autres listes sont en accord avec notre idée de démocratie directe et de débat ouvert. Sur beaucoup de sujets, il ne faut pas qu’il y ait de tabou. »
Ferme : toute alliance devra respecter les principes fondamentaux du collectif. Pas question de brader la démocratie directe pour quelques sièges supplémentaires. Pas question non plus de s’effacer derrière un parti au prétexte d’un « front commun » qui ne dirait pas son nom. « Nous, on est prêt à débattre de tous les sujets. Le débat manque dans certains partis. Il faut que ces gens viennent à nous pour que ça se fasse correctement », précise Sylvie Bonaldi.
Ce n’est pas de l’arrogance. C’est de la cohérence. Et dans un paysage politique où les revirements et les compromis obscurs sont monnaie courante, cette cohérence est précieuse.
Pourquoi soutenir cette démarche ?
La Coalition Citoyenne est née d’une même conviction que Nice Démocratie Directe : la démocratie ne peut pas se limiter à l’acte de voter. Elle doit irriguer en permanence la vie publique, à tous les niveaux de décision, du quartier à l’État.
Nice Démocratie Directe incarne cette conviction à l’échelle municipale. Elle montre qu’il est possible de faire de la politique sans appareil partisan, sans financement opaque, sans calculs d’arrière-boutique. Elle montre que des citoyens ordinaires, lorsqu’ils se rassemblent avec sérieux et méthode, peuvent constituer une alternative crédible et exigeante.
La démarche des assemblées citoyennes de Nice, qui sert de fondement à cette liste, est exemplaire. Elle prouve que la participation citoyenne n’est pas une formule creuse : c’est un processus vivant, qui transforme les gens et transforme les villes.
Bien sûr, le chemin est long. Constituer une liste de 69 colistiers représentatifs de la diversité niçoise, sans les ressources d’un parti, en peu de temps, est un défi considérable. Mais c’est précisément ce type de défi qui révèle la qualité d’un projet politique : sa capacité à mobiliser par la force des idées plutôt que par celle de l’argent ou des réseaux.
Une candidature qui nous concerne tous
Que vous habitiez Nice ou non, la candidature de Nice Démocratie Directe aux municipales de 2026 nous concerne tous. Parce que chaque expérience réussie de démocratie locale montre la voie pour les autres. Parce que chaque liste citoyenne qui réussit à se constituer, à se faire entendre, à peser dans le débat public, renforce l’idée que la politique peut être autre chose que ce qu’elle est trop souvent aujourd’hui.
Soutenir cette liste, c’est soutenir l’idée que les citoyens sont capables, collectivement, de décider de leur avenir. C’est soutenir l’idée que la transparence, la participation et l’autonomie ne sont pas des luxes réservés aux beaux discours, mais des exigences concrètes que l’on peut inscrire dans un programme municipal.
À Nice, en mars 2026, une liste citoyenne dit : nous sommes prêts. Et si les Niçois lui font confiance, ce ne sera pas seulement une victoire pour Nice. Ce sera un signal fort pour toutes les villes de France où des citoyens se demandent encore si ça vaut la peine d’essayer.
Ça vaut la peine. Toujours.
Pour en savoir plus sur la liste Nice Démocratie Directe et les assemblées citoyennes de Nice, rendez-vous sur assembleecitoyennenice.org.